J206 à 208 : La Paz, on étouffe !

J206 :

Après une nuit plutôt affreuse, nous décidons quand même de retenter l‘expérience pour la prochaine, l’idée de devoir refaire nos sacs à la recherche d’un autre hôtel ne nous faisant pas vraiment envie non plus. Nous montons au dernier étage de l’immeuble pour prendre le petit-déjeuner et contre toute attente, il est plutôt bon et copieux et la vue sur la ville est impressionnante.

Le ventre bien rempli (nous avions sauté le repas de la veille au soir tant nous étions crevés, c’est dire !), nous partons à la découverte de cette ville, qui quoi qu’on puisse en penser, ne laisse pas indifférent. Perchée à 3 660 m d’altitude, l’histoire et la culture se manifestent ici à chaque coin de rue. La ville est en quelque sorte un musée à ciel ouvert, avec ses églises et ses marchés qui débordent de vie, de couleurs et d’effluves.

Petite rue au calme !Eglise San Francisco

La pollution est par contre absolument désastreuse et on peine à respirer normalement tant les gaz d’échappements nous prennent à la gorge. Le traffic est d’une densité extrême et on a de la peine en pensant aux enfants et vieilles personnes qui passent leurs journées assises sur le trottoir à vendre quelques petites babioles et qui respirent les fumées à longueur de journée …

Les bus locaux

Nous sommes en plein centre et n’avons qu’à marcher quelques minutes pour nous retrouver dans l’animation de la ville. Nous nous baladons tranquillement dans le quartier et sommes complètement dépaysés, bien plus que nous l’avons été au Chili. En remontant dans une petite rue, nous tombons sur un petit restaurant surement habituellement fréquenté uniquement pas des locaux car nous sommes dévisagés des pieds à la tête. La formule du midi est à 25 bolivianos soit trois euros entrée/plat/dessert. L’entrée ressemble à une sorte de bouillon de pot au feu agrémenté de pommes de terre (aussi bonnes que celles de mémé!) et de riz ; on retrouve également du riz et de la patate dans le plat … A défaut d’être gastronomique, c’est revigorant et on ne ressort pas avec la faim ! 

On n'a plus faim !

On continue ensuite de se promener dans les rues et faisons un tour au marché central où l’on se fait gronder par une Bolivienne qui ne voulait pas qu’on la prenne en photo, sauf que ce n’était pas elle qu’on prenait mais la devanture du marché !

Marché Central

L’après-midi passe lentement jusqu’à ce qu’on se décide à rejoindre notre affreux petit hôtel qui finalement se révèlera bien plus calme cette nuit !

J207 :

Courageux, nous grimpons ce matin jusqu’à un mirador du-haut duquel nous avons une vue imprenable sur la ville. La plupart des maisons sont en briques et ne sont pas terminées alors que des immeubles plutôt neufs et en bon état se trouvent à quelques pâtés de maisons. Le ville est vraiment plongée dans une sorte de cuvette, entourée de montagnes immenses. Personnes, voitures et bus grouillent de partout dans une véritable cacophonie, on se sent vraiment petit ici, on étouffe presque !

Vue d'en haut !Vue d'en haut !

En redescendant, nous marchons jusqu’au palais présidentiel. Toutes les rues adjacentes sont bouclées par des centaines de policiers à cause d’une manifestation. Les habitants doivent montrer leur papier d’identité pour pouvoir passer quant à nous, on nous y autorise mais on nous recommande d’être prudent …

Palais PrésidentielDevant le palaisOrnithophobe s'abstenir !

J208 :

Nous allons faire un tour dans un marché où des dizaines de stands proposent la même chose, des salades de fruits mélangées avec du chocolat, du yaourth ou de la crème chantilly. Les Boliviens ont l’air très friands des sucreries sans se soucier du mélange des saveurs ! Nous demandons juste une salade de fruit, saupoudrée de graines de chia, qu’on trouve partout ici, comme le quinoa !

Salade de fruit !

Dans l’après-midi, nous nous rendons au musée de la coca, plutôt bien fait et intéressant pour les novices comme nous. Depuis que nous sommes au Chili, nous buvons beaucoup de maté de coca qui ressemble un peu à la verveine et qui a de nombreuses vertus, notamment pour combattre le mal des montagnes.

Musée de la Coca

Nous faisons également quelques boutiques et nous nous essayons au marchandage. On a beau avoir négocié, on repart toujours avec l’impression de s’être fait rouler, c’est un peu le problème dans ces pays !

Magasin typiqueEn attendant le pigeon !Marchandage !

Puis, petit passage au fameux marché des sorcières, dont nous avions beaucoup entendu parler, même avant de venir ici ! Outre des plantes et des remèdes traditionnels (conditionnés dans des paquets dont on n’ose imaginer la date de confection …), on y vend aussi des potions plus étranges destinés à influencer ou amadouer les esprits malveillants ou bienveillants ainsi que des offrandes pour la pachamama ou déesse terre. Les foetus de lamas enterrés sous la première pierre d’une maison portent chance … On a longtemps hésité avant de se dire que c’était un peu trop encombrant … !

Vous prendrez bien un foetus ?!

4 Commentaires

  1. Attention à la douane avec ces potions on ne peut plus énigmatiques !
    Vous avez transmis la sensation d’étouffement…

  2. Marie-Ange et Pierre-

    Je me rallie à Zaza pour la potion spéciale élèves » inquiétants »- peu importe le prix, faites en un stock pour les 10 années qu’il me reste à faire – et pour ses bons conseils mais je suis convaincue que vous savez bien faire les choses. J’adore les devantures chamarrées et les petites rues désertes.

  3. Très étonnée, par la vie , la ville , les couleurs, et le marché et les magasins , et….. le bon pot au feu…biz

  4. Intéressant, ce marché ésotérique .. Et tant qu’on parle d’amadouer les esprits malveillants, ils n’auraient pas une petite potion spéciale élèves turbulents? N’hésitez pas à marchander ferme!

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