J224 :
Réveil matinal car le bus en direction de Tupiza part entre 5h30 et 6h00. Du coup, à 5h15, nous voilà à la gare routière dUyuni qui n’en est pas une : les agences de bus sont toutes situées le long d’un trottoir et on attend dans la nuit noire et le froid absolument glacial du matin !
A 6h15, un bus miteux qui semble dater de l’après-guerre s’arrête devant nous. On a un petit espoir mais non, c’est bien le notre ! On est vraiment fâché car on a payé très cher nos tickets et le confort ne va pas être au rendez-vous … Et c’est le moins qu’on puisse dire car il n’y a pas de chauffage et nous sommes écrasés les uns contre les autres, nos sacs sur les genoux, étant donné qu’au moins vingt personnes sont debout dans l’allée centrale.
Cela ne semble choquer personne car chacun vaque à ses occupations et mâche ses feuilles de coca en discutant gaiement. Nous, on tire clairement la tronche et il en est de même pour nos voisins allemands …
Puis, ce qui devait arriver arriva … Le bus étant certainement deux fois plus chargé qu’à la normale, quelques mètres après nous être engagés sur la route gravillonnée, nous crevons ! Les gens, surement habitués à ce genre de désagrément, sortent du bus (en marchant généreusement sur nos sacs au passage) et allument un grand feu de joie dehors pour se réchauffer ! Nous restons à l’intérieur et fulminons … On reconnait que plus le voyage avance et moins de patience nous avons. Nous sommes fatigués, congelés et le trajet ne fait que commencer.
Les minutes passent et il semble impossible de remplacer le pneu, du coup c’est un autre bus qui arrive (dans un état aussi miteux que le premier) et c’est parti pour le déménagement des cargaisons de patates et de je ne sais quoi du toit de notre bus à l’autre ! Nous, on se dépêche de descendre car on a des places numérotées et on ne veut surtout pas à avoir à parlementer pour les récupérer si des gens venaient à s’y asseoir ! On prie pour que les pneus tiennent bon cette fois-ci et c’est reparti, toujours dans le froid et un joyeux bordel ! Les routes sont par endroit inexistantes et nous roulons dans les lits des rivières …
Vers 10h, on arrive dans un village qui semble au milieu de nulle part et nous devons à nouveau changer de bus … On les maudit tous en silence et passons le temps avec les allemands, en attendant qu’il arrive !
Finalement, ce n’est qu’en début d’après-midi que nous arrivons à Tupiza, fatigués mais heureux d’être tombés dans un hôtel où les gens sont adorables et souriants, tout ce qu’il nous fallait !
J225 :
Cet après-midi, nous allons jouer les cow boys et enfourcher nos montures pour une petite balade dans le Far West ! Tupiza se trouve en effet au milieu d’un cirque de montagnes rouges : reliefs lunaires, formations rocheuses ocre, gorges et canyons sont au rendez-vous !
Nous n’avons qu’une seule crainte : que les chevaux soient en piteux état vue la pauvreté de la ville et du pays en général. Très bonne surprise en arrivant au ranch, ils sont bien dodus et en bonne forme, avec un joli poil d’hiver tout doux !
Nous partons pour cinq heures de balades et profitons des superbes paysages qui nous entourent au rythme des pas tranquilles de nos chevaux et d’un grand galop ! Le guide est sympa et nous parle de la dureté du pays, du manque de moyens de la population … Ici, il n’y a pas de vétérinaire, pas de maréchal-ferrant non plus et c’est lui qui s’occupe de tout.




Nous rentrons alors qu’il fait presque nuit et sommes enchantés de cette chouette journée ! Demain, adieu la Bolivie et direction l’Argentine !




















Houla j’avais loupé qques jours me voici de nouveau dans l’action. …heu la votre magnifique MAIS faut être jeunes !!!!!
Devrais ranger
Santiago es et pistolets.?
Je ne sais pas si je signe pour le trajet en bus, à cause du froid, mais c’est sur que je fais la ballade à cheval. Je suis transportée!
Génial la crevaison! Tout ne peut pas être parfait, et ce sont ces moments insolites qui vous resteront en mémoire.
El hombre y la mujer! Quelle chevauchée fantastique avec John ford et ….je ne sais plus qui…Merci à nouveau pour ces belles photos.
Qu’est ce que vous aviez comme pistolet ?