J181 à J183 : Santiago du Chili

J181 :

Arrivés la veille au soir dans notre petit hôtel, nous voilà maintenant à Santiago du Chili ! La ville ne nous attirait guère mais c’était un peu le point de chute obligé avant de partir découvrir le reste du pays.

Impossible d’ouvrir les fenêtre et stores de notre chambre qui sont cadenassés ! L’ambiance est bien glauque mais pour le prix de la nuit, il na fallait pas s’attendre à du grand luxe ! Après un petit-déjeuner tout aussi déprimant bien que compris dans le prix de la chambre, nous fuyons cet endroit pour la journée ! On nous prévient de ne pas garder notre appareil-photo autour du cou et de le ranger dans le sac, de nombreux filous sévissent …  Et en effet, pour la première fois depuis le début du voyage, on se sent un peu épiés …

Nous sommes en plein dans le quartier historique et passons devant La Moneda qui servit de résidence aux Présidents de la République dès 1846. Il abrite toujours le bureau du président ainsi que ceux de ses collaborateurs.

La MonedaLos carabineros

Puis, nous nous retrouvons rapidement sur la Plaza de Armas, le véritable coeur de la ville. La place est très animée et regorge de marchands ambulants, de cireurs de chaussures et de diseuses de bonne aventure ! L’ambiance est plutôt sympa et comme nous sommes dimanche, il y a pas mal de monde.

Ex-Congreso nationalPlaza de armasPlaza de armasCasa Colorada

Après s’être promené un peu dans le quartier et avoir visité le Musée Historique National, nous continuons la balade et tombons sur le Marché Central.

Le marché central

A peine entrés à l’intérieur, nous nous faisons arrêter dans tous le sens par les serveurs des restaurants, à l’affut des touristes pigeons que nous ne sommes pas !

Il y a en effet de nombreux marisquerias ou petits restaurants de poissons et fruits de mer dont l’un occupe quasiment la moitié du marché. On finit par tomber sur un petit stand rattaché à une poissonnerie qui ne paye pas de mine mais qui sert des spécialités du coin et du poisson on ne peut plus frais !

Courageuse, je goûte au chupe de mariscos, un gratin de fruits de mer cuits dans leur bouillon, avec mie de pain, oignons et oeufs durs. C’est bon mais trop écoeurant … Pascal finit mon plat !

Chupe de mariscos

Après un petit tour au marché de fruits et légumes où l’on achète des avocats pour le repas de ce soir, nous marchons jusqu’au Cerro Santa Lucia, la petite colline à l’est du centre historique. Le petit parc est très joli, agrémenté de petites fontaines et escaliers menant à la Torre Mirador, qui offre une jolie vue sur la ville.

Parc Cerro Santa Lucia : La Torre MiradorVue sur les montagnesVue sur la villeVue sur la ville

J182 :

On zappe le petit-déjeuner ce matin (on ne perd pas grand chose !) et filons faire un tour au marché artisanal où l’on espère trouvé de petites babioles sympas ! Au final, on est déçu, il y a de tout sauf du typique ! Pour se consoler, direction l’un des meilleurs glaciers de la ville où l’on mange une glace à tomber par terre ! Les immigrants italiens ont en effet importé leur savoir-faire ce qui fait que le Chili et l’Argentine ont complètement intégré cette culture de la glace et en sont de grands aficionados ! (Nous aussi !)

J183 :

Sans aucun regrets, nous quittons Santiago (et ses nuages de pollution) ce matin pour rejoindre d’autres horizons ! Après nous être trompé une première fois de terminal, nous voilà dans le bus en direction de Valparaiso, à une centaine de kilomètres d’ici.

Santiago nous laissera un sentiment très mitigé bien qu’il soit difficile de s’en faire une réelle idée en si peu de temps … En arrivant dans cette ville, nous avons lu et appris pas mal de choses qui expliquent peut être la mine plutôt triste de ses habitants et la pauvreté qui côtoie la richesse à seulement quelques pavés d’écart.

  • L’éducation reste profondément inégalitaire : le système éducatif privé issu de l’ère Pinochet est toujours en vigueur. Une réforme de la Constitution prévoit pourtant que 60% des étudiants les plus pauvres puissent accéder à des études gratuites en 2016. La résistance des catégories les plus aisées et d’une partie de la classe politique, craignant une plus grande mixité sociale, freinent la réforme …
  • L’impunité des forces de l’ordre est un autre gros chantiers sur lequel butte la Présidente depuis son arrivée au pouvoir …
  • La Présidente s’est également engagée à décriminaliser l’avortement dans les cas où il y aurait un risque pour l’enfant ou sa mère. Une modification timide de la législation qui soulève déjà une véritable fronde dans les milieux catholiques, très puissants au Chili …
  • Enfin, la justice continue de régler le passif de la dictature de  Pinochet où plus de 1 000 cas de violation des droits de l’homme étaient encore à l’étude en 2014. Certaines ONG dénoncent le fait que certaines peines aient été fortement diminuées par des décisions de la Cour Suprême. Le sujet semble encore très sensible et celui qui domina la vie politique chilienne pendant plus de trente ans continue aujourd’hui de diviser la société actuelle en deux camps …

Un Commentaire

  1. Nous ne sommes pas encore à l ère egalitaire, helas. a quand le bonheur pour tous ? La ville n’a pas l air moche mais c est la ville avec tout ce que cela comporte. Je vous retrouve plus loin……

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