Après une bonne nuit de sommeil et une grasse-matinée, nous partons en direction de Hanga Roa en fin de matinée. Nous marchons au milieu d’hibiscus géants et de frangipaniers, sous un soleil de plomb !
On trouve un charmant petit restaurant où l’on goûte aux fameuses empanadas, des chaussons cuits au four ou frits et farcis de viande, poissons, légumes ou fromages ! Roboratif et pas cher ! En plus, par on ne sait quel malentendu, le cuisinier qui nous a entendu parler français nous a offert une salade en nous baragouinant quelque chose sur Tahiti … On n’a pas tout compris mais on a bien mangé !
Après un petit tour au bord du mini port, appelé la caleta et sur la mini plage tout à côté où des courageux se baignent, nous marchons en direction de Ahu Tahai, le site archéologique le plus proche de Hanga Roa. Adossé à la mer, il compte trois séries de plates-formes dont l’une supporte un ensemble de cinque statues.

A côté se dressent deux moai solitaires dont l’un, le moai Ko Te Riki, a retrouvé son « pukao » ou son chignon rouge et ses yeux (le seul de l’île dans ce cas). Plus haut, se dessinent encore les fondations d’une « hare paenga » ou maison-bateau.
On ne savait pas grand chose sur les Moai avant d’arriver ici et ce fut donc l’occasion de se cultiver un peu ! Merci le routard !
Il semble que les plus anciennes de ces statues aient été taillées dès les environs de l’an 800 et on en recense actuellement 887 sur l’île. Pour autant, on pense que certaines pourraient encore être enterrées et le nombre approcherait alors le millier.
Elevées pour la plupart en bord de mer, les yeux tournés vers l’intérieur, ces statues personnifiaient les ancêtres fondateurs de chaque clan, protégeaient leurs descendants. Objets d’un culte fervent, chacune avait un nom. Un prestige certain s’attachait à leur réalisation et il semble que les différentes tribus de l’île soient entrées en compétition de plus en plus féroce pour produire les plus grands et les plus beaux moai.
Sculptées à 95% dans le tuf volcanique de la carrière du Rano Raraku, où demeurent de nombreuses statues à l’état d’ébauches, ils ont vu leur style et leur taille évoluer : d’abord assez courts sur pattes, ils ont pris de la hauteur au fil du temps. Le plus petit mesure 1,13m et le plus grand 9,80m pour plus de 74 tonnes !
Le transport des statues n’était donc pas chose facile et plusieurs techniques ont été avancées. L’une des plus probables consistait à faire glisser les moai couchés sur un traineau en forme de radeau sur des rondins. C’est surement la raison pour laquelle on peut voir sur toute l’île un grand nombre de moai cassés, abandonnés en chemin sans avoir jamais atteint leur destination. On estime que seul le tiers des statues y parvint. Une hypothèse a aussi été avancée selon laquelle la sculpture des moai était un travail destiné à tuer le temps, évitant tout simplement aux habitants de se battre ! Les moai qui arrivaient à destination étaient redressés en accumulant des pierres sur le côté face.
Pour finir, certains d’entre eux portent encore sur la tête une sorte de chapeau rond de pierre rouge, le « pukao ». La plupart les ont perdu en chemin. Autre signe particulier, les moai avaient semble-t-il des yeux de corail afin de représenter le visage vivant d’un ancêtre. Voilà, vous savez tout, ou au moins autant que nous !
Après cette petite balade et un passage à l’office du tourisme pour organiser la suite de nos journées, nous regagnons tranquillement notre chez-nous avec l’idée de ressortir en début de soirée pour manger un bout.
Mais en arrivant, la table est dressée et nous avons encore la surprise de voir qu’on nous a gentiment préparé à manger ! Le mari de notre hôtesse est pêcheur et il nous en fait profiter ! On est gâté !






Et bien! On quitte un endroit où les locaux vous ont réservé un accueil très chaleureux et on en retrouve un à l’image du précédent. On a beaucoup à apprendre, nous qui passons souvent à côté des choses essentielles de la vie….
Vous voilà déboussolés, après l’anglais, il faut passer à l’espagnol et la graphie « cinque « en est la preuve!!!!!Bises
Encore à table, pourtant vous n avez pas l’air d’avoir pris des kilos, normal que de bons poissons frais et ce qui ne gâte rien, des bons cuistos. ..Ces statues sont impressionnantes : en l’an 800, les hommes étaient petits c’est peut pour cela qu’ils s’identifient par de grandes et hautes statues….. à +
Merci de nous « cultiver » un peu!
Il semble qu’il n’y ait pas trop de touristes, ce devait être paisible…
Quel sens de l’hospitalité! Impressionnant. Ces statues ont beaucoup d’allure. J’espère que vous penserez à en ramener une pour votre salon! ( comme dirait Obélix: » ça ferait bien dans ma hutte! »)